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Les négociations sur la libéralisation du commerce des services et le droit d’établissement, dont l’ONIGT est partie prenante, illustrent parfaitement cet état de fait. Dans peu de temps, les IGT ne seront, peut être, pas seuls sur le marché. Ils seront concurrencés par les ressortissants de l’Union Européenne. Ils se trouveront de ce fait à la croisée des chemins : se mettre à niveau ou se laisser distancer par les nouveaux arrivants, être des acteurs agissant du changement ou assister en spectateurs à ce changement. L’ONIGT est confiant dans la capacité et la compétence des IGT marocains. Il sait pertinemment qu’ils n’ont rien à envier à leurs homologues européens. Mais cela ne veut pas dire, qu’il est prêt à accepter n’importe quel accord avec l’UE. Car, l’ouverture ne doit en aucun cas se faire aux dépens des intérêts nationaux. L’ONIGT, qu’on ne saurait taxer de protectionnisme, est pour un partenariat équilibré et profitable aux deux parties. Défendre ses intérêts ne signifie nullement enfermement sur soi. Mais cela ne dispense pas pour autant les IGT marocains à faire un effort de mise à niveau. Que les choses soient claires. Les cabinets d’IGT ont tout intérêt à se grouper et à se structurer. Il y va de leur compétitivité. Dans quelques années, ils auront affaire à des cabinets ou des bureaux de taille supérieure, et peut être mieux structurés. Le défi est grand. Et pour le relever, il faut s’organiser, créer des entreprises performantes, transparentes et efficaces. C’est le seul moyen de ne pas subir la mondialisation. Aziz HILALI |

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